Panier Mon compte

News

Histoire d’eau

L’hiver s’est installé à Cottier et avec lui le froid. Après une année très sèche, mauvaise surprise, l’eau a gelé dans le tuyau d’alimentation. La source coule toute l’année, mais cet hiver son débit est faible, trois fois plus faible que l’année dernière à la même date, trop faible pour éviter le gel.

Pour pouvoir continuer à vivre à l’alpage jusqu’au printemps, pas d’autre choix qu’une livraison en urgence d’un stock d’eau par hélicoptère, avec la désagréable conscience de contribuer au changement du climat.

Mais les situations exceptionnelles aident aussi à changer les habitudes et à s’adapter. Bonne nouvelle : grâce aux toilettes sèches et à une attention portée à tous les gestes, il est possible de vivre à deux avec moins de 40 litres d’eau par jour, contre 140 litres par personne en moyenne dans un ménage suisse.

Juste avant la neige

C’est le dernier moment pour ramasser les racines de Consoude, cette magnifique plante de tous les jardins, à la fois vigoureuse et délicate. La récolte se fait avec beaucoup de respect, juste une partie de chaque plant du jardin, pour qu’il puisse repousser au printemps.

La Grande Consoude, Symphytum officinalis, est riche en allantoïne qui apaise, répare et régénère la peau. Nos grand-mères faisaient un trou dans les racines fraîches et les plaçaient sur leurs seins pour apaiser les mamelons mis à rude épreuve par les nourrissons.

Macérées dans de l’huile de chanvre mélangée ensuite à de la cire d’abeille, les racines créent un baume précieux pour soigner les gerçures, aider à guérir les cicatrices, nourrir les peaux très sèches et abîmées.

Le temps du bois

Les derniers weekends avant la neige sont consacrés à couper et ranger le bois. Grâce aux mélèzes nous chauffons la maison tout l’hiver. Ces coupes permettent aussi d’éclaircir la forêt, de redonner de l’espace aux arbres qui restent et de retrouver des pâturages pour le bétail.

Dans « L’aromathérapie énergétique » (Ed Amyris, 2011), Lydia Bosson nous dit de belles choses sur le mélèze. Les conifères, d’une manière générale, symbolisent la force et la solidité … le mélèze, lui, présente une note plus sensible et vulnérable. Ses nombreuses aiguilles qui partent dans toutes les directions peuvent être comparées à des antennes qui captent les énergies subtiles. Une légende raconte que le mélèze est l’arbre préféré des elfes et des fées.